Koh Kood, cette petite île sauvage près de la frontière cambodgienne, vit ses derniers mois d’authenticité avant la déferlante touristique prévue pour 2026 ! Imaginez des plages de sable blanc totalement désertes, des cascades cachées dans la jungle et des villages de pêcheurs qui n’ont pas encore été transformés en attractions touristiques… Franchement, si vous cherchez le vrai paradis thaïlandais loin des foules d’Instagrammeurs, c’est maintenant ou jamais qu’il faut y aller !
Pourquoi Koh Kood va changer à jamais (et pourquoi y aller MAINTENANT)
Écoutez-moi bien, parce que ce que je vais vous dire là, ça me fend le cœur de backpacker ! Koh Kood, cette petite pépite que j’ai découverte en 2019 lors de mon premier voyage dans l’est de la Thaïlande, vit probablement ses dernières années de tranquillité absolue.
Quand j’y suis retourné l’année dernière, j’ai discuté avec Somchai, un pêcheur local qui m’avait déjà emmené faire le tour de l’île en longtail boat. Il m’a dit quelque chose qui m’a glacé le sang : « Khun Etienne, dans deux ans, tout ça sera différent. » Et franchement, il avait raison d’être inquiet.
Le gouvernement thaïlandais a approuvé en 2024 un plan de développement touristique massif pour Koh Kood. On parle de la construction d’un nouveau port capable d’accueillir des ferries de 500 passagers, de complexes hôteliers internationaux (trois chaînes ont déjà signé !), et même d’une route goudronnée qui va traverser l’île de part en part. C’est prévu pour 2026-2027, et croyez-moi, ça va tout changer.
Actuellement, Koh Kood accueille seulement 200 visiteurs par jour en moyenne. Vous savez combien ils prévoient d’ici 2028 ? 2000 par jour ! C’est dix fois plus ! Pour vous donner une idée, c’est exactement ce qui s’est passé à Koh Samui dans les années 2000 et à Koh Phi Phi après le film « La Plage ». Ces îles ont perdu leur âme authentique en quelques années seulement.
D’ailleurs, j’ai encore des frissons quand je pense à ma dernière soirée à Koh Kood, assis sur la plage de Bang Bao Beach avec pratiquement personne d’autre autour. Dans trois ans, cette même plage sera probablement bordée de beach bars et de vendeurs de souvenirs. C’est le prix du « progrès », comme on dit…
Si vous voulez découvrir le vrai visage de Koh Kood, celui d’une île où les enfants jouent encore dans les rues de terre battue et où les pêcheurs réparent leurs filets à l’ombre des cocotiers, c’est MAINTENANT ou jamais !
Comment atteindre ce paradis secret
Alors là, accrochez-vous ! Koh Kood, ce n’est pas comme Koh Samui où vous avez quinze moyens différents d’arriver. Non, là c’est du authentique pur jus : UN SEUL accès possible, et ça fait tout son charme. Franchement, c’est cette difficulté d’accès qui a préservé l’île jusqu’à maintenant.
Ferry depuis Laem Sok : le seul accès authentique
Le ferry depuis Laem Sok, c’est votre unique ticket d’entrée pour ce paradis. Et croyez-moi, ce petit voyage en bateau fait partie intégrante de l’expérience ! Vous embarquez avec les locaux, leurs motos, des sacs de riz qui partent au village voisin… C’est l’Asie authentique, pas du tourisme de masse.
Le trajet dure environ 1h30 et traverse des eaux turquoise absolument magiques. Par beau temps, vous apercevez déjà les plages de sable blanc qui vous attendent. Conseil de backpacker : prenez place sur le pont supérieur pour profiter de la vue !
Horaires et tarifs détaillés (2026)
Alors, notez bien ces horaires parce qu’il n’y en a que deux par jour dans chaque sens :
Départs depuis Laem Sok vers Koh Kood :
- 9h30 (parfait pour arriver en début d’après-midi)
- 15h30 (plus risqué, vous arrivez en fin de journée)
Retours depuis Koh Kood vers Laem Sok :
- 11h00
- 16h30
Prix : 150 bahts l’aller simple (environ 4€). Franchement, pour ce voyage magique, c’est donné ! Vous achetez vos billets directement au port de Laem Sok – pas besoin de réserver à l’avance, sauf en haute saison (décembre à février) où ça peut être blindé.
Transport depuis Bangkok et Trat
Pour rejoindre Laem Sok depuis Bangkok, vous avez deux options principales :
Option backpacker (la mienne !) : Bus VIP 24h direct jusqu’à Trat. Comptez 450 bahts pour un siège inclinable plutôt confortable. Le bus part de Ekkamai ou Mo Chit, trajet de nuit parfait pour économiser une nuit d’hôtel. Arrivée à Trat vers 6h du matin, puis songthaew (taxi collectif) jusqu’à Laem Sok pour 50 bahts.
Option plus rapide : Vol Bangkok-Trat (environ 1h de vol), puis taxi jusqu’à Laem Sok. Comptez 800 bahts pour le taxi (45 minutes de route). Plus cher mais vous gagnez du temps.
Personnellement, je recommande le bus de nuit : vous dormez pendant le trajet, vous économisez, et vous arrivez pile pour le ferry de 9h30 ! Du coup, à 11h vous êtes déjà sur votre plage de rêve.
Où dormir et manger comme un initié
Après trois séjours sur Koh Kood, je peux vous dire une chose : oubliez les guides touristiques classiques ! La vraie magie de l’île, c’est dans ces petites adresses que seuls les locaux connaissent. Et franchement, avec les prix qu’on pratique encore ici, autant en profiter avant que ça change…
Hébergements testés par un voyageur exigeant
J’ai testé pas mal d’endroits sur l’île, et croyez-moi, tous ne se valent pas ! Le Koh Kood Beach Resort reste ma référence : bungalow front de mer à 1200 bahts la nuit (négociable à 900 bahts hors saison si vous restez 3 nuits minimum). Le propriétaire, Khun Somchai, parle un anglais correct et ses bungarows en bois ont cette authenticité qu’on cherche tous.
Pour ceux qui ont un budget plus confortable, le Tinkerbell Privacy Resort vaut ses 2500 bahts – piscine privée, vue imprenable et service impeccable. Mais personnellement, je préfère l’expérience homestay : 500 à 800 bahts chez l’habitant, petit-déjeuner inclus. La famille de Mae Lek m’a accueilli comme un fils, et ses conseils valent de l’or pour découvrir les coins secrets !
Restaurants de pêcheurs et adresses secrètes
Allez, je vais vous livrer mes bonnes adresses… Le restaurant de Nong sur la plage de Klang Chao – pas de panneau, juste quelques tables sous les palmiers. Son pad thai aux crevettes (120 bahts) et son poisson grillé du jour (250 bahts) sont un pur délice ! Nong pêche lui-même le matin, ça se goûte dans l’assiette.
Mais ma découverte absolue, c’est le stand de som tam de Mae Noi au village principal. 40 bahts pour le meilleur som tam de l’île ! Cette mamie de 65 ans pile ses ingrédients dans un mortier en bois depuis 30 ans. Du coup, quand elle vous sourit en préparant votre salade, vous savez que vous allez vous régaler.
Coûts réels et négociation
Négocier en Thaïlande, c’est tout un art ! D’abord, souriez toujours – c’est la base. Pour l’hébergement, demandez systématiquement un prix pour plusieurs nuits : « How much for 3 nights ? » Souvent, vous obtiendrez 10-15% de réduction.
En restauration, les prix sont généralement fixes, mais dans les marchés locaux, n’hésitez pas à marchander gentiment. Commencez par sourire, montrez de l’intérêt pour le produit, et si le prix vous semble trop élevé, proposez 20% de moins. Le secret ? Être prêt à partir si ça ne convient pas – souvent, le vendeur vous rappellera !
Éviter les pièges à touristes
Attention aux « restaurants avec vue » qui affichent des prix en euros ! Fuyez aussi les hébergements qui refusent catégoriquement toute négociation – c’est mauvais signe. Et surtout, méfiez-vous des « tours operators » qui traînent près du débarcadère : leurs prix sont gonflés de 200-300%.
Mon conseil ? Parlez directement aux propriétaires, prenez le temps de boire un thé avec eux. Les Thaïlandais adorent discuter, et c’est souvent comme ça qu’on découvre les vraies pépites. D’ailleurs, n’hésitez pas à demander conseil à votre hébergeur – ils connaissent les meilleures adresses et vous éviteront les attrape-nigauds !
Les spots secrets que personne ne connaît
Vous cherchez les vraies pépites de Koh Kood ? Celles que même les guides Lonely Planet n’ont pas encore dénichées ? Alors accrochez-vous, parce que je vais vous révéler mes spots secrets testés et approuvés après plusieurs séjours sur l’île. Mais attention, avec la promesse de garder ces endroits aussi préservés que possible !
Plages désertes et snorkeling d’exception
Commençons par Ao Yai Kee, ma découverte absolue ! Cette plage n’est accessible qu’à marée basse – et c’est tant mieux, ça filtre déjà les touristes lambda. Franchement, quand j’y suis arrivé pour la première fois, j’ai cru rêver : du sable blanc immaculé, des eaux cristallines et ZÉRO construction à l’horizon. Le snorkeling y est juste exceptionnel – poissons-papillons, coraux intacts, c’est un aquarium naturel !
Pour le snorkeling de dingue, direction le récif au sud de Bang Bao Beach. La visibilité atteint facilement 15-20 mètres par temps calme, et si vous avez de la chance (comme moi la dernière fois), vous croiserez peut-être des requins-léopards. Pas d’inquiétude, ils sont totalement inoffensifs !
Mais le vrai coup de cœur, c’est Ao Tapao. 2 kilomètres de sable blanc pur, zéro construction, juste vous et la nature. J’y ai passé une journée entière sans voir âme qui vive. Du coup, pensez à apporter votre pique-nique et beaucoup d’eau !
Conseil pratique : vérifiez les horaires de marée sur une app comme Tide Chart avant de partir. Pour l’équipement, masque et tuba suffisent largement, mais prenez de la crème solaire reef-safe – respectons ces coraux qui ont survécu jusqu’ici !
Cascades cachées dans la jungle
Pour les amateurs de trekking, j’ai une pépite : la cascade Klong Chao cachée. Attention, pas celle que tout le monde connaît près de la route ! Celle-ci demande 45 minutes de marche dans la jungle, mais quel spectacle au bout ! Des bassins naturels parfaits pour un bain rafraîchissant, et cette sensation d’être seul au monde.
Le sentier part derrière le petit temple local (demandez aux habitants, ils vous indiqueront le départ). Équipez-vous de bonnes chaussures de marche – le terrain peut être glissant après la pluie. Et surtout, respectez l’environnement : on ne touche à rien, on ne laisse rien derrière soi.
Mon conseil d’ancien backpacker : partez tôt le matin (vers 7h) pour éviter la chaleur et profiter de cette atmosphère mystique avec la brume matinale. Apportez un sac étanche pour vos affaires et de quoi grignoter.
Maintenant, parlons sérieusement : avec le développement prévu d’ici 2026-2027, ces spots risquent de disparaître ou d’être totalement transformés. En tant que voyageurs responsables, on a le devoir de les préserver. Alors si vous y allez, faites-le dans le respect total de l’environnement. Parce que franchement, perdre ces joyaux pour quelques complexes hôteliers de plus, ce serait un vrai gâchis !