Franchement, rouler en moto électrique dans les rues de Saigon, c’est découvrir un Vietnam qu’on n’imaginait pas ! Fini le bruit assourdissant des Honda qui pétaradent, place à une révolution silencieuse avec des marques locales comme VinFast qui transforment complètement l’expérience de conduite en Asie du Sud-Est. Entre l’infrastructure de recharge qui explose et des prix de location vraiment abordables, c’est peut-être le moment parfait pour tester cette alternative écolo lors de votre prochain trip au Vietnam.
La révolution électrique au cœur de Hô Chi Minh-Ville
Franchement, quand j’ai débarqué à Hô Chi Minh-Ville pour la première fois avec mes préjugés sur les motos électriques, je m’attendais pas à découvrir une vraie révolution en marche ! Entre les klaxons incessants des Honda et le ballet chaotique des scooters thermiques, l’électrique trace sa route dans cette mégapole vietnamienne.
Les pionniers vietnamiens de l’électrique
Dat Bike, c’est LE pionnier local qui fait vraiment bouger les choses. Leur modèle phare, le Weaver++, se vend 65 millions de dôngs (environ 2 500€) – un investissement sérieux mais qui commence à faire sens avec l’évolution des prix du carburant. D’ailleurs, j’ai croisé pas mal de jeunes professionnels saïgonnais qui ont franchi le pas.
VinFast, le géant automobile vietnamien, débarque aussi sur ce marché avec une gamme qui couvre tous les budgets. Leur modèle Evo à 19,99 millions de dôngs (750€) vise clairement le grand public, pendant que le Feliz II et le Viper ciblent des segments plus spécifiques. La stratégie est claire : démocratiser l’électrique pour concurrencer les Honda traditionnelles.
L’expérience de conduite urbaine silencieuse
La première fois que j’ai démarré un Dat Bike dans les rues bondées du District 1… quel changement ! Plus de kick starter récalcitrant, plus de vrombissement du moteur. Juste une accélération fluide et ce silence presque irréel au milieu du chaos sonore habituel.
Cette absence totale de vibrations change vraiment la donne en ville. Terminé les fourmis dans les mains après une heure dans les embouteillages de Nguyễn Trãi ! Et puis, cette maniabilité… C’est vraiment bluffant de pouvoir se faufiler entre les bus sans se préoccuper du point mort ou de caler au feu rouge.
Par contre, il faut s’habituer à cette discrétion. Les piétons ne vous entendent plus arriver – c’est à double tranchant dans une ville où tout le monde se repère au bruit !
Comparaison directe avec les Honda classiques
Honnêtement, après des années sur une Honda Win classique, passer à l’électrique c’est comme changer d’époque ! La Win, avec son caractère bruyant et ses petites manies, avait son charme authentique. Mais niveau praticité urbaine, y’a pas photo.
L’entretien ? Oubliez les vidanges, le changement de bougie ou les réglages de carburateur. Avec l’électrique, vous rechargez et c’est tout. Même si l’autonomie reste limitée (80-120 km selon les modèles), c’est largement suffisant pour la plupart des trajets urbains.
Côté réactivité, l’électrique gagne haut la main. L’accélération instantanée vous sort des situations délicates bien plus efficacement qu’une Honda qui doit monter dans les tours. En plus, l’impact sur la pollution urbaine commence à se faire sentir. Dans certaines rues du centre, quand vous croisez plusieurs motos électriques d’affilée, vous respirez enfin un air un peu moins vicié !
Infrastructure et autonomie : le défi de la recharge
Franchement, quand j’ai commencé à m’intéresser aux motos électriques au Vietnam, ma première inquiétude c’était : « Mais où est-ce que je vais pouvoir recharger ce truc ? » Et bien, bonne nouvelle ! Le pays a fait un bond impressionnant niveau infrastructure.
VinFast, le géant automobile vietnamien, a déployé pas moins de 150 000 bornes de recharge à travers le pays. Ça peut paraître énorme dit comme ça, mais concrètement, vous avez une station tous les 3,5 km en moyenne dans les grandes villes. Plutôt pas mal pour un pays en développement, non ?
Le réseau VinFast et Dat Charge : une révolution silencieuse
Les bornes Dat Charge, c’est vraiment le game-changer ! En 20-30 minutes chrono, vous récupérez entre 100 et 150 km d’autonomie. J’ai testé plusieurs fois et franchement, le temps de boire un café vietnamien et de checker ses mails, c’est bouclé.
Pour la recharge normale à domicile, comptez 3 heures pour faire le plein d’un Weaver++ et récupérer ses 200 km d’autonomie. D’ailleurs, beaucoup de propriétaires rechargent la nuit – c’est plus économique et ça évite les files d’attente.
Solutions communautaires : cafés et restaurants branchés
Ce qui m’a vraiment bluffé, c’est l’initiative des petits commerces ! De nombreux cafés, restaurants et même des épiceries proposent maintenant des prises pour recharger votre moto. Contre l’achat d’une boisson ou d’un plat, vous pouvez récupérer quelques kilomètres d’autonomie. C’est social, pratique et ça crée du lien !
Le portefeuille qui dit merci : coûts de recharge
Alors là, préparez-vous à sourire ! Une recharge complète coûte entre 2 et 4€ pour 150-200 km d’autonomie. Quand on sait qu’un plein d’essence pour la même distance vous coûte facilement 15-20€… Les chauffeurs GoJek que j’ai rencontrés me confirmaient : « C’est 4 fois moins cher que l’essence, et en plus, pas d’odeur dans les vêtements ! »
Les défis qui persistent
Mais soyons honnêtes, tout n’est pas rose ! L’autonomie reste le point faible pour les longs trajets. Difficile d’envisager Ho Chi Minh Ville – Hanoï sans plusieurs arrêts stratégiques. Et parfois, aux heures de pointe, vous pouvez attendre 15-20 minutes avant qu’une borne se libère.
La planification devient cruciale – exit les road trips spontanés ! Il faut anticiper ses trajets, connaître l’emplacement des bornes et toujours garder un œil sur la batterie. Mais bon, avec l’habitude, ça devient naturel.
Conseils pratiques pour les voyageurs
Location et permis pour touristes
Pour louer un scooter électrique au Vietnam, plusieurs agences spécialisées comme Motogo ou Phung Motorbike ont commencé à intégrer ces véhicules dans leur flotte. Comptez entre 120 000 et 150 000 VND par jour (soit 5 à 7€) pour un 50cc électrique, ce qui reste très abordable ! Le permis international est fortement recommandé, même si certaines agences ferment les yeux… mais franchement, ne prenez pas ce risque. Les restrictions dépendent de la puissance : jusqu’à 50cc, c’est généralement OK avec un permis A1, au-delà il faut le permis A.
Attention point important : vérifiez bien l’état de la batterie avant de partir ! Contrairement aux scooters classiques où on peut faire le plein n’importe où, avec l’électrique vous dépendez totalement de l’autonomie. Demandez toujours un test de charge complète.
Itinéraires adaptés aux deux-roues électriques
Du coup, niveau itinéraires, il faut adapter votre planning à l’autonomie limitée – généralement 60 à 100 km selon le modèle. Dans Saigon même, c’est parfait pour découvrir le centre historique, les marchés de Cholon ou longer la rivière Saigon. Pour les environs, les tunnels de Cu Chi (70 km aller-retour) sont faisables avec une recharge sur place.
Conseil de backpacker : téléchargez l’app VinFast pour localiser les bornes de recharge ! Elles sont nombreuses dans les centres commerciaux comme Vincom ou Saigon Centre. Prévoyez 20-30 minutes de pause recharge – parfait pour un café vietnamien ou une soupe pho !
Budget et assurances
Niveau budget global, comptez 6 à 8€/jour tout compris : location (5-7€) + recharges (1-2€ pour une journée complète). C’est vraiment dérisoire comparé à l’essence ! L’assurance, par contre, c’est crucial – beaucoup d’agences ne couvrent pas les accidents avec les électriques. Souscrivez une assurance voyage qui inclut les deux-roues électriques, ça vaut vraiment le coup.
Et franchement, les avantages compensent largement : plus d’odeur d’essence qui colle aux vêtements, conduite ultra-silencieuse (presque zen !), et stationnement hyper facile. Vous participez aussi à la transition écologique du Vietnam – c’est assez symbolique de voir cette révolution silencieuse dans les rues de Saigon !