Singapour vs Hong Kong 2026 : Quel hub financier choisir pour les nomades digitaux ?

23 février 2026

Ah, l’éternel dilemme du nomade digital en Asie ! Singapour avec sa fiscalité avantageuse et sa communauté tech bienveillante face à Hong Kong et ses opportunités business haut de gamme… Le choix n’a jamais été aussi crucial, surtout depuis les bouleversements économiques de 2025 qui ont complètement redistribué les cartes. Alors, plutôt team cité-jardin ultra-organisée ou métropole financière à l’américaine ?

Coût de la vie : Singapour vs Hong Kong, le match des portefeuilles

Alors là, on va parler du nerf de la guerre pour nous autres nomades digitaux : le budget ! Franchement, entre Singapour et Hong Kong, c’est du niveau Champions League des villes chères. Mais attention, les prix ne racontent pas toute l’histoire…

Budget logement : la bataille des prix astronomiques

Commençons par le plus gros poste de dépenses : le logement. Et là, accrochez-vous bien !

À Singapour, comptez entre 2 800 et 3 500 SGD par mois pour un studio décent (soit environ 1 900-2 400 euros). C’est cher, vraiment cher, mais vous aurez un espace moderne avec climatisation et souvent une petite piscine dans la résidence.

Type de logementSingapour (SGD/mois)Hong Kong (HKD/mois)
Studio centre-ville2 800 – 3 50018 000 – 25 000
Chambre colocation1 200 – 1 8008 000 – 12 000
Appartement 1 pièce3 500 – 4 50020 000 – 30 000

À Hong Kong, c’est entre 18 000 et 25 000 HKD (environ 2 100-2 900 euros) pour un « nano-appartement » de 20m² ! Mais attention, avec la dévaluation du HKD en 2025, les prix en euros sont devenus plus abordables pour nous Européens.

Marie, développeuse web à Singapour depuis 3 ans : « Mon studio de 30m² à Tiong Bahru me coûte 3 200 SGD. C’est énorme, mais au moins j’ai de l’espace pour respirer et bosser correctement ! »

Thomas, consultant fintech à Hong Kong depuis 2 ans : « Je paie 22 000 HKD pour mon shoebox de 18m² à Causeway Bay. Claustrophobe s’abstenir, mais la localisation est top ! »

Alimentation et sorties : où économiser sans se priver

Bonne nouvelle : on peut bien manger sans se ruiner dans les deux villes !

À Singapour, les hawker centers sont votre meilleur allié. Comptez 5 à 8 SGD pour un plat copieux et délicieux. Le chicken rice, le laksa, les dim sum… Un festival pour les papilles à prix mini ! Par contre, dès que vous sortez des hawkers, les prix grimpent vite : 25-35 SGD pour un resto correct.

À Hong Kong, direction les cha chaan teng (茶餐廳) pour des repas entre 40 et 60 HKD. Ces coffee shops locaux servent de tout : nouilles, riz sauté, toast au beurre de cacahuète… L’ambiance est géniale et authentiquement hongkongaise !

Poste alimentaireSingapourHong Kong
Repas hawker/cha chaan teng5-8 SGD40-60 HKD
Restaurant moyen25-35 SGD150-250 HKD
Bière locale (bar)12-15 SGD60-80 HKD
Café4-6 SGD25-35 HKD

Pour les sorties, Hong Kong l’emporte avec ses rooftop bars gratuits dans les centres commerciaux et ses happy hours généreux. À Singapour, les drinks sont plus chers mais l’ambiance est plus détendue.

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Transport et frais quotidiens : calculer le coût réel

Le transport public, c’est là où Singapour écrase complètement Hong Kong !

Le MRT singapourien vous coûtera environ 120 SGD par mois avec un usage normal. Le réseau est impeccable, climatisé, et vous emmène partout rapidement. En plus, avec les nouvelles taxes sur les non-résidents introduites en 2026 (50 SGD supplémentaires par mois), ça reste raisonnable.

Le MTR hongkongais, c’est 500 HKD par mois minimum ! Certes, c’est ultra-efficace et dessert même Shenzhen, mais votre portefeuille va sentir la différence.

Frais quotidiensSingapourHong Kong
Transport mensuel120 SGD (+ 50 SGD taxe)500 HKD
Salle de sport80-120 SGD600-800 HKD
Coworking space280-350 SGD1 800-2 500 HKD
Téléphone/Internet50 SGD200 HKD

Budget total mensuel nomade digital :

  • Singapour : 4 500-5 500 SGD (environ 3 100-3 800 euros)
  • Hong Kong : 25 000-32 000 HKD (environ 2 900-3 700 euros)

Du coup, avec la dévaluation récente du dollar hongkongais, Hong Kong devient étonnamment compétitif ! Mais attention aux frais cachés et à l’espace réduit qui peut vite peser sur le moral…

Fiscalité et business : naviguer dans la jungle administrative

Alors là, on rentre dans le vif du sujet ! Si vous pensez lancer votre boîte en Asie ou optimiser votre fiscalité de nomade digital, ces deux hubs ont des approches radicalement différentes. Franchement, après avoir épluché les réglementations et discuté avec pas mal d’entrepreneurs sur place, je peux vous dire que le choix n’est pas évident.

Les régimes fiscaux : Singapour, la simplicité avant tout

Singapour, c’est du pragmatisme fiscal pur ! Pour les freelances et entrepreneurs digitaux, le système est plutôt clair : 0% d’impôt sur les premiers 20 000 SGD de revenus, puis 17% au-delà. Pas mal, non ? En plus, l’ACRA (Accounting and Corporate Regulatory Authority) facilite vraiment l’incorporation. Sarah, que j’ai rencontrée dans un café de Tanjong Pagar, m’expliquait : « J’ai monté ma société d’e-commerce en 2024, tout s’est fait en ligne en trois jours. L’Economic Development Board nous accompagne vraiment bien, surtout depuis les nouvelles mesures post-COVID. »

D’ailleurs, les accords de double imposition de Singapour sont parmi les plus étendus au monde – pratique quand on garde des liens avec l’Europe !

Hong Kong : complexité mais opportunités crypto

Hong Kong, c’est une autre histoire… Le taux de 8,25% sur les premiers 2 millions HKD puis 16,5% au-delà peut sembler attractif, mais attention aux pièges ! Le statut « offshore » est devenu super complexe depuis 2018. Kevin, crypto trader installé là-bas depuis 2023, me confiait : « Pour le trading crypto, HK reste imbattable niveau réglementation, mais administrativement c’est un cauchemar. InvestHK aide, mais faut s’accrocher ! »

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Le truc avec Hong Kong, c’est que si vos revenus proviennent réellement de l’extérieur du territoire, vous pouvez potentiellement éviter l’impôt local. Mais prouver le caractère offshore… bon courage !

Post-COVID : nouveaux défis, nouvelles opportunités

Depuis 2022, les deux territoires ont revu leurs stratégies d’attraction. Singapour mise sur l’Economic Development Board avec des programmes spécifiques pour les fintech et les nomades digitaux. Hong Kong, via InvestHK, tente de reconquérir les entrepreneurs avec des facilitations administratives.

Attention cependant aux nouveaux pièges : les règles de résidence fiscale se sont durcies partout, et les accords d’échange automatique d’informations rendent les optimisations douteuses risquées. Mieux vaut jouer transparent dès le départ !

Écosystème nomade digital : coworking, networking et communautés

En tant que nomade digital, votre environnement de travail et vos connexions professionnelles peuvent faire ou défaire votre expérience dans une nouvelle ville. Franchement, entre Singapour et Hong Kong, les deux villes excellent dans ce domaine mais avec des approches très différentes !

Espaces de travail : de WeWork aux coffee shops locaux

Côté Singapour, l’écosystème coworking est vraiment impressionnant. The Working Capitol (450 SGD/mois soit environ 320€) reste mon coup de cœur – ambiance startup, café excellent et communauté hyper active. JustCo propose des tarifs similaires avec plusieurs locations dont une magnifique à Marina Bay, tandis que Spaces mise sur le côté corporate avec des bureaux ultra-modernes.

À Hong Kong, c’est WeWork qui domine avec ses 3000 HKD/mois (environ 350€) – plus cher qu’avant mais toujours correct vu la qualité. The Hive à Sheung Wan attire les créatifs, et Paper à Causeway Bay propose une alternative plus abordable. D’ailleurs, les coffee shops hongkongais comme % Arabica ou Elephant Grounds sont parfaits pour bosser quelques heures !

« À Singapour, j’ai trouvé ma tribu en une semaine au Working Capitol », me confie Sarah, développeuse française. « Hong Kong c’est plus dur au début, mais une fois intégré, les opportunités business sont dingues. »

Événements networking : où rencontrer les bonnes personnes

Les événements networking, c’est là que ça devient intéressant ! Singapour organise du lourd : Startup Grind Singapore attire du beau monde tous les mois, TechCrunch Disrupt (quand il passe par là) c’est l’événement à ne pas rater. Les meetups tech se multiplient, surtout autour de Boat Quay et Marina Bay.

Hong Kong contre-attaque avec Startup Weekend HK qui cartonne, et la Rise Conference qui reste LE rendez-vous fintech de l’Asie. L’avantage ? La proximité avec la Chine continentale attire énormément d’investisseurs et d’entrepreneurs chinois. Les happy hours dans Central regorgent d’opportunités business informelles.

Personnellement, j’ai trouvé Singapour plus structuré pour les événements officiels, mais Hong Kong plus spontané pour les rencontres improvisées. Tout dépend de votre style !

Communautés d’expats : s’intégrer et créer son réseau

Les communautés Facebook révèlent tout ! ‘Digital Nomads Singapore’ compte 12k membres hyper actifs – questions pratiques, offres de coloc, événements… C’est votre première ressource. L’ambiance y est bienveillante, typiquement singapourienne.

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‘Hong Kong Digital Nomads’ affiche 8k membres mais avec une intensité folle. Les discussions sont plus business-oriented, moins de small talk, plus d’opportunités concrètes. Du coup, si vous cherchez des partenariats ou des clients, c’est peut-être plus efficace.

« Singapour c’est plus facile pour débuter, tout le monde parle anglais et aide les nouveaux », explique Marc, consultant en marketing digital. « Hong Kong demande plus d’efforts au début – il faut comprendre les codes – mais le potentiel de croissance est énorme. »

Les expats français sont particulièrement bien organisés dans les deux villes avec des groupes dédiés et des événements réguliers. Really, vous ne serez jamais isolés !

Visas et formalités : la course aux permis de séjour

Franchement, c’est LE point qui peut faire ou défaire votre projet de nomadisme digital ! Entre Singapour et Hong Kong, les règles du jeu ont complètement évolué depuis 2024. D’un côté, vous avez la cité-État qui mise tout sur l’attraction des talents tech, de l’autre, un Hong Kong qui navigue entre opportunités et nouvelles contraintes réglementaires.

Tech.Pass vs Global Talent Scheme : les nouveaux visas talents

Le Tech.Pass de Singapour, c’est clairement le visa qui fait rêver ! Lancé fin 2025, il cible spécifiquement les profils tech avec un seuil d’entrée à 30 000 SGD de revenus annuels (soit environ 20 000€). Alex, développeur blockchain que j’ai rencontré à Marina Bay, m’expliquait : « J’ai eu mon Tech.Pass en 6 semaines. L’avantage énorme, c’est que tu peux travailler pour n’importe quelle entreprise tech reconnue, même en remote ! »

Du côté de Hong Kong, le Global Talent Scheme ratisse plus large mais reste très sélectif. Les catégories fintech et IA sont privilégiées, avec des quotas stricts. Le processus est plus bureaucratique qu’à Singapour – comptez 3 à 4 mois minimum. Par contre, pas de seuil de revenus fixe, c’est évalué au cas par cas selon votre profil et vos références.

Visas investisseurs et entrepreneurs : montants et conditions

Là, les montants donnent le vertige ! L’EntrePass de Singapour demande un investissement minimum de 50 000 SGD (environ 35 000€) dans une entreprise locale. C’est devenu plus accessible depuis la refonte de 2025, et surtout, vous pouvez commencer votre business pendant que votre demande est en cours.

Hong Kong, c’est une autre dimension : l’Entrepreneur Visa exige 1 million de HKD d’investissement (environ 115 000€). Franchement, ça fait réfléchir ! Mais en contrepartie, vous accédez directement au marché chinois via le Greater Bay Area. C’est un calcul risque/opportunité à bien peser selon vos ambitions.

Stratégies visa-run et solutions long terme

Pour les visa-runs, Singapour reste plus pratique. Direction la Malaisie (Johor Bahru à 1h de train) ou l’Indonésie (Batam en ferry). Lisa, spécialiste marketing digital, me confiait : « Je fais mes renouvellements depuis 3 ans, c’est devenu une routine. Weekend à Kuala Lumpur, et hop, 90 jours de plus ! »

Depuis Hong Kong, c’est Macao ou Shenzhen, mais attention aux nouvelles procédures ! La loi de sécurité nationale a compliqué certains passages frontaliers. Du coup, beaucoup de nomades optent pour des séjours plus longs ailleurs en Asie plutôt que de multiplier les allers-retours.

La vraie stratégie long terme ? Viser la résidence permanente après 2-3 ans. Singapour est plus prévisible dans ses critères, Hong Kong reste plus aléatoire depuis les changements politiques récents.

A propos de l'auteur
Etienne
Développeur Laravel, j’explore l’Asie en solo tout en restant connecté. À travers « Carnet de Voyage », je partage mes découvertes, défis et conseils pour allier aventure et vie professionnelle. Rejoignez-moi dans cette expérience unique !