Quand j’ai posé le pied au Japon un certain mois de septembre, je ne m’attendais pas à ce que l’automne nippon me bouleverse autant. L’archipel se métamorphose littéralement quand les érables commencent à rougir. Le tourisme au Japon en automne offre une expérience sensorielle complète : des montagnes flamboyantes aux jardins paisibles des temples séculaires.
Contrairement aux cerisiers en fleurs qui attirent les foules, le tourisme au Japon en septembre marque le début d’une saison plus intime, où la nature se pare progressivement de ses plus beaux atours. Les températures deviennent idéales, ni trop chaudes ni trop froides. C’est aussi l’époque où la gastronomie japonaise célèbre les saveurs automnales avec des festivals de matsutake (champignons) et de châtaignes. Entre contemplation des momiji (érables rouges), bains thermaux avec vue sur les forêts dorées et cérémonies traditionnelles, l’automne japonais est tout simplement magique.
Pourquoi visiter le Japon en automne ?
Quand j’ai décidé de prolonger mon séjour asiatique jusqu’au Japon, plusieurs expats m’ont conseillé d’y aller en automne. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi jusqu’à ce que j’y pose les pieds en octobre dernier. Le tourisme au Japon en octobre offre selon moi la quintessence de l’expérience nippone, et ce pour plusieurs raisons que je ne soupçonnais pas.
D’abord, parlons météo. Après un été étouffant et humide et avant un hiver parfois rigoureux, l’automne japonais offre ce parfait équilibre : des journées ensoleillées avec des températures douces oscillant entre 15 et 22°C. Tu peux explorer les villes et faire des randonnées sans transpirer à grosses gouttes ou grelotter. J’ai adoré pouvoir marcher des heures dans Tokyo sans cette moiteur qui te colle à la peau comme en été.
L’affluence touristique est un autre argument de poids. Le tourisme au Japon en octobre te permet d’éviter les deux pics majeurs : la Golden Week en mai et la saison des cerisiers en fleurs. Les prix des hébergements sont plus raisonnables, et crois-moi, ça fait une sacrée différence dans ton budget ! J’ai pu réserver des ryokans traditionnels à Hakone sans me ruiner, alors qu’ils affichent complet des mois à l’avance au printemps.
La gastronomie automnale japonaise mérite à elle seule le détour. Les Japonais ont une véritable obsession pour les produits de saison, et l’automne est particulièrement riche : châtaignes, champignons matsutake (hors de prix mais divins), patates douces, kaki… Sans oublier que c’est la saison du sake nouveau ! Les menus spéciaux automne (秋メニュー) fleurissent partout, même dans les konbini. J’ai découvert les dorayaki à la patate douce qui m’ont littéralement fait oublier les versions classiques.
Côté pratique, voyager en automne te permet aussi d’assister à des événements uniques. Le Jidai Matsuri à Kyoto (22 octobre) est une parade historique impressionnante que j’ai eu la chance de voir. Les illuminations nocturnes des feuillages (momiji) dans certains temples créent une ambiance féerique que tu ne trouveras à aucune autre saison. À Nikko, j’ai assisté à une cérémonie du thé en plein air avec vue sur les érables rouges – un moment de pure poésie japonaise.
Enfin, l’automne au Japon, c’est cette atmosphère particulière, ce sentiment de mélancolie douce que les Japonais cultivent. Ils appellent ça « mono no aware » – la conscience de l’impermanence des choses. Voir ces feuilles flamboyantes qui tombent lentement dans les jardins zen pendant que des moines balaient silencieusement… c’est une expérience méditative que tu ne peux comprendre qu’en la vivant.
Les paysages automnaux du Japon
Quand j’ai découvert le Japon en automne, j’ai compris pourquoi les locaux considèrent cette saison comme la plus photogénique de l’année. Ce n’est pas seulement le rouge flamboyant des érables qui m’a fasciné, mais toute cette palette chromatique qui transforme l’archipel. Les Japonais appellent ce phénomène « koyo » (紅葉) – littéralement « feuilles rouges » – et ils le célèbrent avec autant de ferveur que la floraison des cerisiers au printemps. Dans certaines régions montagneuses comme Nikko ou le mont Fuji, le spectacle commence dès fin septembre avec des teintes dorées qui virent progressivement au rouge écarlate.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est le contraste saisissant entre les feuillages enflammés et l’architecture traditionnelle japonaise. Imagine un temple vermillon se détachant sur un fond d’érables rouges, ou un étang paisible reflétant cette symphonie de couleurs… Les jardins japonais, conçus pour mettre en valeur chaque saison, atteignent leur apogée esthétique en automne. À Kyoto, j’ai passé des heures au temple Eikando à contempler ce spectacle. Les pins restent verts tandis que les ginkgos se parent d’or et les érables s’embrasent – créant cette composition parfaite que les jardiniers japonais ont mis des siècles à perfectionner. L’automne japonais, c’est cette expérience méditative où la nature, dans sa beauté éphémère, nous rappelle la fugacité des choses.
Activités culturelles et festivals
L’automne japonais n’est pas seulement une explosion de couleurs, c’est aussi une saison riche en célébrations culturelles. Lors de mon séjour en octobre, j’ai été surpris par la diversité des matsuri (festivals) qui animent l’archipel. Le Takayama Autumn Festival, dans les Alpes japonaises, m’a particulièrement marqué avec ses chars traditionnels ornés et illuminés qui défilent dans les rues étroites de cette ville historique. Ces yatai, véritables œuvres d’art ambulantes datant parfois du 17ème siècle, sont manipulés avec une précision impressionnante par des locaux en costume d’époque. L’ambiance est à la fois solennelle et festive, surtout quand la nuit tombe et que les lanternes s’allument.
Un autre événement fascinant que j’ai pu vivre est le Kurama Fire Festival, près de Kyoto. Imagine des centaines d’hommes portant d’énormes torches enflammées à travers un village de montagne, certaines pesant jusqu’à 100 kg ! La chaleur est intense, l’odeur du bois qui brûle envahit l’air, et les chants traditionnels résonnent dans la vallée. Pour une expérience plus contemplative, j’ai assisté à des séances de momijigari (observation des feuilles d’automne) nocturnes dans plusieurs temples qui proposent des illuminations spéciales. Au temple Kiyomizu-dera de Kyoto, les feuillages éclairés créent un tableau surréaliste qui semble tout droit sorti d’un conte japonais. Ces moments où tradition et nature se rencontrent sont l’essence même du tourisme automnal au Japon.

Les meilleures destinations pour admirer les feuillages
Après trois semaines à sillonner le Japon en automne, j’ai vite compris que chaque région offre sa propre version du spectacle automnal. Le japon tourisme automne est une affaire sérieuse pour les locaux qui suivent religieusement les prévisions de « koyo front » – cette vague de couleurs qui descend progressivement du nord au sud du pays entre septembre et décembre. Je te partage mes découvertes les plus marquantes, celles qui valent vraiment le détour.
Nikko, à deux heures de Tokyo, m’a littéralement coupé le souffle. Le lac Chuzenji entouré de montagnes flamboyantes crée un tableau naturel d’une beauté sidérante. J’ai loué une voiture pour parcourir la route Irohazaka avec ses 48 virages en épingle, chacun offrant un panorama plus impressionnant que le précédent. Si tu n’as qu’une seule destination à choisir pour le japon tourisme automne, celle-ci devrait figurer en haut de ta liste.
Dans les Alpes japonaises, la vallée de Kamikochi m’a offert l’une des plus belles randonnées de ma vie. Imagine des sentiers bordés d’érables rouges et de mélèzes dorés, avec en arrière-plan des sommets enneigés se reflétant dans la rivière Azusa. Le contraste est saisissant. J’ai croisé plusieurs photographes japonais campés depuis l’aube pour capturer la lumière parfaite. Note que la vallée ferme fin novembre pour l’hiver, alors planifie bien ton passage.
Pour une expérience plus urbaine, le parc Shinjuku Gyoen à Tokyo m’a surpris par sa diversité d’érables et de ginkgos. J’y ai passé un après-midi entier à observer les Tokyoïtes faire leur hanami d’automne, pique-niquant sous les feuillages dorés. L’avantage? Tu peux y combiner contemplation naturelle et vie citadine sans quitter la capitale.
À Osaka, le château entouré de son parc offre un contraste saisissant entre l’architecture féodale dorée et les érables rouges. J’ai eu la chance d’y être un jour de semaine peu fréquenté, ce qui m’a permis de prendre des photos dignes de cartes postales sans touristes dans le cadre.
Sur l’île de Miyajima, près d’Hiroshima, le mont Misen m’a offert une expérience unique: grimper à travers une forêt aux couleurs changeantes pour atteindre un sommet avec vue sur le torii flottant et la mer intérieure parsemée d’îles. Le japon tourisme automne prend ici une dimension presque spirituelle, surtout quand la brume matinale enveloppe les vallées.
Pour les plus aventureux, je recommande Hokkaido et particulièrement le parc national de Daisetsuzan, où l’automne arrive dès fin septembre. J’ai eu la chance d’y apercevoir des ours bruns se préparant pour l’hiver parmi les mélèzes dorés – une rencontre aussi impressionnante qu’inattendue!
Kyoto et ses temples
Kyoto reste pour moi le summum de l’expérience automnale japonaise. Ancienne capitale impériale, elle abrite plus de 1600 temples bouddhistes et 400 sanctuaires shinto, dont certains se transforment en véritables tableaux vivants en automne. Le Tofuku-ji m’a particulièrement marqué avec son pont Tsutenkyo surplombant une vallée d’érables écarlates. J’y suis allé un matin de semaine pour éviter la foule et j’ai pu contempler ce spectacle presque seul pendant une bonne heure. La lumière matinale qui filtrait à travers les branches créait des jeux d’ombres fascinants sur les mousses du jardin zen.
Le Eikando Zenrin-ji est un autre joyau que les Japonais considèrent comme le temple d’automne par excellence. Son « jardin de la contemplation » est conçu spécifiquement pour mettre en valeur les momiji (érables). J’ai eu la chance d’y assister à une cérémonie bouddhiste au crépuscule, avec les feuillages illuminés en arrière-plan – un moment de pure magie. Ne manque pas non plus le Arashiyama, à l’ouest de Kyoto, où j’ai loué un bateau traditionnel pour naviguer sur la rivière Hozu. Depuis l’eau, la vue sur les montagnes flamboyantes est simplement époustouflante. Si tu n’as que quelques jours à Kyoto, concentre-toi sur le temple Kiyomizu-dera dont la terrasse offre une vue panoramique sur la ville entourée de collines aux couleurs d’automne.
Le parc national de Daisetsuzan
Quand j’ai atterri à Hokkaido fin septembre, les locaux m’ont immédiatement conseillé de filer vers Daisetsuzan. « C’est là que l’automne commence au Japon », m’a expliqué mon chauffeur de taxi. Et il avait raison ! Ce parc national, surnommé « le toit du Hokkaido », est le premier endroit de l’archipel à se parer des couleurs automnales dès la mi-septembre. J’ai été sidéré par l’immensité de ces 230 000 hectares de nature sauvage où les érables, bouleaux et mélèzes créent un patchwork de rouge, d’orange et d’or qui descend des sommets volcaniques.
La randonnée sur le mont Asahi (2290m) restera mon plus beau souvenir. Le téléphérique m’a déposé à mi-hauteur, et j’ai entamé l’ascension à travers cette palette chromatique changeante. À chaque palier d’altitude, la végétation et les couleurs se transformaient. J’ai croisé plusieurs photographes japonais campés depuis l’aube, trépied planté face aux vallées colorées. Les sources thermales naturelles (onsen) qui parsèment le parc offrent une expérience unique : se baigner en plein air dans une eau fumante tout en contemplant ce spectacle naturel. J’ai même aperçu des traces d’ours brun, ce qui m’a rappelé que j’étais dans l’une des dernières grandes étendues sauvages du Japon. Si tu cherches l’automne japonais dans sa version la plus authentique et préservée, Daisetsuzan est incontournable.
Destinations recommandées
- Kyoto – Le temple Tofuku-ji et son pont Tsutenkyo surplombant une vallée d’érables écarlates
- Nikko – Le lac Chuzenji et la route Irohazaka avec ses 48 virages offrant des panoramas exceptionnels
- Kamikochi (Alpes japonaises) – Randonnées entre érables rouges et mélèzes dorés avec vue sur les sommets enneigés
- Mont Fuji – Le lac Kawaguchiko pour admirer le Fuji encadré par les feuillages automnaux
- Hokkaido – Parc national de Daisetsuzan, premier endroit du Japon à se parer des couleurs d’automne dès mi-septembre
- Tokyo – Parc Shinjuku Gyoen pour une expérience urbaine des momiji
- Arashiyama (Kyoto) – Balade en bateau sur la rivière Hozu avec vue sur les montagnes flamboyantes
- Miyajima – Ascension du mont Misen pour contempler les érables avec vue sur le célèbre torii flottant
- Osaka – Le château et son parc offrant un contraste saisissant entre architecture féodale et feuillages rouges
- Vallée de Korankei (Aichi) – Plus de 4000 érables plantés depuis 400 ans, illuminés la nuit en novembre
- Mont Takao (près de Tokyo) – Randonnée accessible offrant une vue sur Tokyo et les érables rouges
- Hakone – Onsen en plein air avec vue sur les feuillages d’automne
Conseils pratiques pour un voyage réussi
Après deux voyages au Japon en automne, j’ai appris quelques leçons que je partage volontiers. Ma première erreur a été de sous-estimer la popularité de cette saison. Si le printemps attire les foules pour les cerisiers, l’automne n’est pas en reste ! J’ai dû dormir dans un manga café à Kyoto faute de chambre disponible un week-end d’octobre. Leçon numéro un : réserve tes hébergements au moins trois mois à l’avance, surtout dans les villes comme Kyoto où la demande explose.
La météo japonaise en automne est capricieuse. J’ai connu des journées à 25°C à Tokyo suivies de matinées à 5°C dans les montagnes de Nikko. Le système d’oignon (superposition de couches) est ton meilleur allié. J’emporte toujours un sous-pull technique, une chemise, un pull léger et une veste imperméable. Les Japonais sont également très sensibles à la présentation, alors prévois quelques tenues un peu plus élégantes pour les restaurants ou les temples importants.
Côté déplacements, le Japan Rail Pass est rentabilisé dès que tu prévois de visiter plusieurs régions. Mais attention, vérifie bien les dates du koyo (changement de couleur des feuilles) selon les régions. J’ai raté le spectacle à Hokkaido en arrivant trop tard, alors que j’aurais pu l’admirer à Tokyo deux semaines plus tard. Les sites comme japan-guide.com publient des prévisions actualisées chaque semaine.
Pour les photographes amateurs comme moi, l’automne japonais est un rêve mais aussi un défi. La lumière dorée du matin et du soir sublime les érables, mais les sites populaires sont pris d’assaut. Ma technique ? Arriver 30 minutes avant l’ouverture officielle des temples les plus célèbres. Au Kiyomizu-dera de Kyoto, j’ai pu faire des photos sans personne à 7h30, alors qu’à 9h c’était noir de monde.
Dernier conseil qui m’a sauvé : télécharge l’application Japan Travel par Navitime. Elle m’a permis de trouver des itinéraires alternatifs quand les trains étaient bondés et de découvrir des spots moins connus mais tout aussi magnifiques pour admirer les momiji.
Quand partir ?
Après avoir parcouru le Japon à différentes périodes automnales, je peux te confirmer que le timing est crucial. L’automne japonais n’est pas uniforme et suit ce que les locaux appellent le « koyo front » – une vague de couleurs qui descend progressivement du nord au sud. À Hokkaido, les premières teintes apparaissent dès mi-septembre, tandis qu’à Tokyo, il faut attendre fin novembre pour le pic de couleurs.
Pour maximiser tes chances, voici mon conseil : si tu ne vises qu’une région, renseigne-toi sur les prévisions spécifiques. Pour un tour complet, planifie trois semaines entre mi-octobre et début novembre. J’ai commencé à Hokkaido, puis descendu vers Tohoku, Tokyo, les Alpes japonaises et terminé à Kyoto. Cette stratégie m’a permis de « surfer » sur la vague d’érables rouges.
Évite les week-ends, particulièrement celui de la fête de la Culture (3 novembre), où les sites populaires deviennent impraticables. Les matins de semaine restent mes moments préférés : lumière parfaite et foules réduites. Si tu vises Kyoto, privilégie la dernière semaine d’octobre ou la première de novembre pour le spectacle optimal.
Que mettre dans sa valise ?
L’automne japonais est traître niveau météo. J’ai appris à mes dépens qu’on peut passer de 25°C à Tokyo à 5°C dans les montagnes en quelques heures de train. Ma valise idéale après deux voyages automnaux ? Des vêtements superposables avant tout. J’emporte systématiquement 2-3 t-shirts techniques (qui sèchent vite), une chemise en flanelle, un pull léger et une doudoune compressible qui prend peu de place mais sauve la vie dans les régions montagneuses.
Côté chaussures, j’ai fait l’erreur de n’emporter que des baskets la première fois. Grave erreur ! Prévois des chaussures de marche imperméables pour les randonnées dans les parcs nationaux, où les sentiers peuvent être boueux après les pluies. Un parapluie compact est indispensable – les Japonais en ont toujours un sur eux en automne. J’ajoute aussi une écharpe légère et un bonnet qui ne prennent pas de place mais font toute la différence les matins frais à Nikko ou Hokkaido. Dernier conseil qui a sauvé mes photos : un chiffon microfibre pour essuyer ton appareil photo ou ton smartphone quand la brume automnale s’y dépose.
Pour conclure : un voyage inoubliable
Après trois semaines à parcourir le Japon sous ses couleurs automnales, je peux affirmer que c’est probablement la meilleure période pour découvrir ce pays fascinant. L’archipel se transforme en tableau vivant où chaque temple, chaque montagne, chaque jardin raconte une histoire différente à travers ses teintes rouges et dorées. La foule est plus gérable qu’au printemps, les températures sont idéales, et cette mélancolie douce qui plane dans l’air correspond parfaitement à l’âme japonaise.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette façon dont les Japonais célèbrent l’impermanence des choses. Ils ne se contentent pas d’admirer la beauté des feuillages, ils la vénèrent justement parce qu’elle est éphémère. J’ai appris à ralentir, à observer, à savourer l’instant présent. Si tu cherches un voyage qui combine beauté visuelle, profondeur culturelle et moments de pure contemplation, l’automne japonais t’attend. Crois-moi, les photos, aussi belles soient-elles, ne rendront jamais justice à ce spectacle qu’il faut vivre au moins une fois.