Voyage Vietnam : Meilleures Périodes pour Partir

18 juillet 2025

Le Vietnam, ce pays fascinant aux multiples visages, mérite qu’on prenne le temps de bien planifier sa visite. Après six mois à parcourir l’Asie du Sud-Est, j’ai appris une leçon essentielle : choisir la meilleure période pour un voyage au Vietnam peut transformer radicalement ton expérience. Entre les rizières émeraude du nord, les plages dorées du centre et l’effervescence du delta du Mékong au sud, chaque région vit au rythme de ses propres saisons. Un mois d’écart peut signifier passer des journées ensoleillées parfaites à des averses tropicales interminables. La météo influence non seulement ton confort, mais aussi les prix, l’affluence touristique et même les activités disponibles. Alors avant de réserver ton billet d’avion pour ce joyau d’Asie, laisse-moi te guider à travers les subtilités climatiques qui feront de ton voyage vietnamien une réussite ou une déception.

Les différentes saisons au Vietnam

Quand j’ai commencé à planifier mon périple vietnamien, j’ai vite compris que parler de « saisons » au Vietnam est une simplification qui peut induire en erreur. Ce pays de près de 1 650 km du nord au sud possède en réalité trois zones climatiques distinctes, chacune avec ses propres saisons et particularités. C’est ce qui rend la planification d’un voyage au Vietnam à la fois fascinante et un peu complexe.

Au nord, autour de Hanoï et de la baie d’Halong, j’ai découvert un climat subtropical avec quatre saisons bien marquées. L’hiver (de novembre à mars) peut être étonnamment frais avec des températures descendant parfois jusqu’à 10°C et un crachin persistant qui enveloppe Hanoï d’une brume mystérieuse. Le printemps (avril-mai) apporte une douceur agréable avant que l’été (juin-août) n’installe chaleur et humidité étouffantes, avec des averses tropicales spectaculaires mais brèves. L’automne (septembre-octobre) offre sans doute les conditions les plus agréables, avec un ciel dégagé et des températures modérées.

Le centre du Vietnam, de Hué à Nha Trang, suit un rythme complètement différent. Cette région connaît une saison sèche de janvier à août, idéale pour profiter des plages, et une saison des pluies de septembre à décembre, parfois marquée par des typhons entre octobre et novembre. J’ai appris à mes dépens qu’un voyage au Vietnam pendant cette période peut signifier des routes inondées et des sites touristiques fermés, notamment à Hoi An où j’ai vu la vieille ville partiellement submergée.

Quant au sud, autour de Ho Chi Minh-Ville et du delta du Mékong, il vit au rythme d’un climat tropical avec seulement deux saisons : sèche (novembre à avril) et humide (mai à octobre). La chaleur y est constante toute l’année, oscillant entre 25°C et 35°C. Pendant la saison des pluies, les averses sont prévisibles, généralement en fin d’après-midi, ce qui permet quand même d’organiser ses journées. Le delta du Mékong, lui, prend une toute autre dimension pendant cette période, les canaux débordent et la végétation explose de verdure.

Cette diversité climatique est à la fois un défi et une opportunité pour les voyageurs. Elle permet de trouver, quelle que soit la période de l’année, une région du Vietnam où les conditions sont favorables. Mais elle implique aussi qu’il n’existe pas de « meilleure saison » absolue pour visiter l’ensemble du pays. Tout dépend de ton itinéraire et de tes priorités de voyage.

La saison sèche

Pendant mes trois mois au Vietnam, j’ai vite compris pourquoi la saison sèche attire tant de voyageurs. Cette période bénie s’étend généralement de novembre à avril dans le sud et le centre, tandis que le nord en profite plutôt de novembre à mars. Ce qui m’a frappé, c’est ce ciel d’un bleu limpide qui semble s’étirer à l’infini au-dessus des paysages vietnamiens. Les journées ensoleillées s’enchaînent avec une prévisibilité presque parfaite, te permettant de planifier ton itinéraire sans craindre qu’une averse ne vienne bouleverser tes plans.

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À Ho Chi Minh-Ville, j’ai savouré des températures oscillant entre 25°C et 32°C, idéales pour explorer les marchés animés sans suffoquer de chaleur ni grelotter de froid. Dans le centre, les plages de Hoi An et Da Nang deviennent des havres de paix baignés de soleil, avec une mer calme et cristalline. C’est aussi la période où les sentiers de trekking dans les montagnes de Sapa au nord deviennent plus accessibles, les chemins étant secs et praticables. La popularité de cette saison n’est pas sans conséquence : les prix grimpent et les sites touristiques s’animent d’une foule cosmopolite. Mais ces inconvénients pèsent peu face à la certitude de conditions météorologiques idéales pour découvrir ce pays aux mille facettes.

La saison des pluies

La saison des pluies au Vietnam a été pour moi une révélation inattendue. S’étendant généralement de mai à octobre, elle transforme complètement le pays. Contrairement aux idées reçues, il ne pleut pas en continu – j’ai plutôt vécu des matinées ensoleillées suivies d’averses tropicales spectaculaires en fin d’après-midi. Ces pluies, souvent intenses mais brèves, laissent place à une fraîcheur bienvenue après la chaleur étouffante de la journée. L’humidité peut atteindre des sommets, particulièrement dans le sud où j’ai parfois eu l’impression de nager dans l’air de Ho Chi Minh-Ville.

Le principal avantage que j’ai découvert pendant cette période est la chute drastique des prix et l’absence de foules. Des sites comme la baie d’Halong, habituellement bondés, deviennent étonnamment paisibles. Les rues de Hoi An prennent une dimension magique après la pluie, leurs reflets dans les flaques d’eau multipliant les lanternes colorées. La végétation explose littéralement de vie – les rizières en terrasses de Sapa deviennent d’un vert presque irréel. En revanche, certaines routes peuvent devenir impraticables, particulièrement dans les régions montagneuses, et les risques d’inondation sont réels dans le centre du pays. Les croisières peuvent être annulées et certaines activités de plein air compromises. Mais pour les photographes et les voyageurs cherchant l’authenticité d’un Vietnam moins touristique, cette saison offre une perspective unique que je ne regrette absolument pas d’avoir expérimentée.

Rizière vietnamienne pendant la saison des pluies
Rizière sous la pluie au Vietnam

Quand partir au Vietnam ?

Après avoir exploré le Vietnam sous toutes ses coutures, je peux te dire que la question de quand partir au Vietnam n’a pas de réponse unique. C’est un peu comme demander quel est le meilleur moment pour manger une mangue – tout dépend de ce que tu recherches et où tu comptes aller.

Si tu veux parcourir l’ensemble du pays en un seul voyage, je te conseille de privilégier les périodes de transition entre les saisons : février-mars ou septembre-octobre. Ce sont les moments où les conditions climatiques sont les plus équilibrées entre le nord, le centre et le sud. En février-mars, le nord sort doucement de l’hiver, le centre profite d’un temps sec et ensoleillé, et le sud n’est pas encore plongé dans la saison des pluies. Pendant mon séjour en mars, j’ai pu profiter de Sapa sans trop de brouillard, de Hoi An sous un soleil radieux, et du delta du Mékong avant les grosses chaleurs.

Pour les amateurs de plages et de farniente, la logique voudrait que tu privilégies la saison sèche. Mais attention, tous les littoraux ne suivent pas le même calendrier ! Les plages de Phu Quoc et Mui Ne sont idéales de novembre à avril, tandis que celles de Da Nang et Nha Trang sont à leur meilleur de février à août. J’ai fait l’erreur de programmer une escapade à Nha Trang en octobre – résultat : trois jours de pluie sur quatre et une mer agitée qui rendait la baignade dangereuse.

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Si tu es plutôt du genre à fuir les foules, oublie la période de décembre à février. Le Vietnam connaît alors un afflux massif de touristes occidentaux fuyant l’hiver, sans parler du Nouvel An lunaire (Têt) en janvier ou février, où les Vietnamiens eux-mêmes voyagent en masse. Les prix grimpent, les hôtels affichent complet et les sites touristiques ressemblent à des fourmilières. J’ai vécu le Têt à Hoi An – une expérience culturelle fascinante mais qui s’accompagne d’une logistique compliquée.

Les passionnés de photographie trouveront leur bonheur en mai-juin dans le nord, quand les rizières en terrasses de Sapa et Mu Cang Chai se parent de leur vert le plus éclatant avant la récolte. Pour les trekkeurs, évitez simplement la mousson dans les régions montagneuses (juin à septembre) où les sentiers deviennent boueux et dangereux – une leçon que j’ai apprise à mes dépens lors d’une randonnée improvisée près de Ha Giang.

En définitive, le meilleur moment pour ton voyage au Vietnam dépendra de ton itinéraire et de tes priorités. Si tu dois choisir une seule période, le début du printemps (février-mars) offre selon moi le meilleur compromis pour découvrir ce pays fascinant sous ses plus beaux jours.

Voyager au Vietnam en avril

Avril a été, sans conteste, ma révélation pendant mon périple au Vietnam. Ce mois incarne ce que j’appelle la « fenêtre parfaite » pour un voyage au Vietnam. Quand j’ai posé le pied à Hanoi début avril, j’ai été accueilli par un temps idéal : ni trop chaud, ni trop humide, avec des températures oscillant agréablement entre 22°C et 28°C. Le crachin hivernal s’était dissipé, laissant place à un ciel d’un bleu limpide qui sublimait les paysages de la baie d’Halong où j’ai passé trois jours inoubliables sur un bateau traditionnel.

Ce qui m’a particulièrement marqué en avril, c’est cette sensation d’être arrivé juste avant la ruée touristique estivale. Les sites emblématiques comme les temples d’Angkor ou la cité impériale de Hué étaient accessibles sans la cohue habituelle. Dans le centre du pays, j’ai profité des plages de Da Nang sous un soleil radieux, avec une mer calme et cristalline parfaite pour la baignade. Même le sud, que j’ai exploré en fin de mois, offrait encore des conditions idéales avant l’arrivée des grosses chaleurs et des pluies de mousson. Les prix restaient raisonnables, contrairement à la haute saison hivernale, et j’ai pu négocier des réductions intéressantes sur mes hébergements. Pour les photographes comme moi, la lumière d’avril est simplement magique, notamment au lever du soleil sur les rizières en terrasses du nord, parées de leur vert le plus tendre.

Événements culturels à ne pas manquer

Pendant mon périple vietnamien, j’ai découvert que ce pays vibre au rythme de célébrations traditionnelles fascinantes qui peuvent transformer complètement ton expérience de voyage. Le calendrier lunaire vietnamien dicte la plupart de ces festivités, ce qui explique pourquoi leurs dates varient chaque année selon notre calendrier grégorien.

Le Têt (Nouvel An lunaire) reste sans conteste l’événement culturel le plus important, généralement célébré entre fin janvier et mi-février. J’ai eu la chance d’y assister à Hoi An, et c’était à la fois magique et chaotique – les rues décorées de fleurs et de lanternes, les familles réunies, mais aussi beaucoup de commerces fermés pendant près d’une semaine. Si tu prévois d’être au Vietnam pendant cette période, réserve ton hébergement bien à l’avance et prépare-toi à des prix plus élevés.

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Le Festival de Huê (avril-mai, tous les deux ans) m’a particulièrement marqué avec ses reconstitutions historiques impressionnantes et ses spectacles traditionnels dans l’ancienne cité impériale. J’ai aussi adoré la Fête de la Mi-Automne (septembre-octobre) où les rues s’animent de danses de lions et où les enfants défilent avec des lanternes colorées.

Pour les amateurs de spiritualité, le Festival de Perfume Pagoda près de Hanoi (février-mars) offre un pèlerinage fascinant à travers grottes et temples. À Hoi An, la Fête des Lanternes illumine la vieille ville le 14e jour de chaque mois lunaire – un spectacle féérique que j’ai eu la chance de photographier deux fois pendant mon séjour.

  • Têt (Nouvel An lunaire) – Janvier/février – Le plus grand événement de l’année avec décorations, réunions familiales et festivités dans tout le pays pendant une semaine.
  • Festival de Huê – Avril/mai (tous les deux ans) – Reconstitutions historiques, spectacles traditionnels et défilés dans l’ancienne cité impériale.
  • Fête de la Mi-Automne – Septembre/octobre – Célébration avec danses de lions, lanternes colorées et gâteaux de lune, particulièrement appréciée des enfants.
  • Festival de Perfume Pagoda – Février/mars – Important pèlerinage bouddhiste près de Hanoi avec processions en bateau et randonnées vers des grottes sacrées.
  • Fête des Lanternes de Hoi An – Le 14e jour de chaque mois lunaire – La vieille ville s’illumine de lanternes colorées, créant une atmosphère magique.
  • Vesak (Anniversaire de Bouddha) – Mai – Célébrations dans les pagodes avec processions aux lanternes et cérémonies religieuses.
  • Festival de Kate – Octobre – Célébration de la culture Cham dans la région de Phan Rang avec danses traditionnelles et offrandes.
  • Courses de bateaux-dragons – Mai/juin – Compétitions spectaculaires sur les rivières et lacs, notamment à Huê et dans le delta du Mékong.
  • Lim Festival – Février/mars – Près de Hanoi, célèbre pour ses chants d’amour traditionnels « quan họ » et ses jeux folkloriques.
  • Fête de l’Indépendance – 2 septembre – Célébrations patriotiques avec défilés et feux d’artifice dans tout le pays.

Conclusion

Après six mois à sillonner le Vietnam, j’ai compris que la meilleure période pour visiter ce pays fascinant dépend avant tout de tes priorités. Si tu veux un compromis idéal pour explorer l’ensemble du territoire, février-mars et septembre-octobre offrent les conditions les plus équilibrées. Pour les amateurs de plages, la période décembre-avril est parfaite dans le sud, tandis que le centre est plus accueillant de février à août.

Avril reste selon moi le mois magique par excellence, avec un climat clément partout et des foules raisonnables. Si tu cherches l’authenticité culturelle, planifie ton voyage autour du Têt ou du Festival de Huê, même si cela implique quelques défis logistiques.

Ce que j’ai retenu de mon expérience vietnamienne, c’est qu’il n’y a pas de mauvaise saison pour découvrir ce pays, seulement des expériences différentes. La mousson apporte sa magie verdoyante, la saison sèche son confort prévisible. À toi de choisir quelle facette de ce Vietnam aux mille visages tu souhaites explorer en premier.

A propos de l'auteur
Etienne
Développeur Laravel, j’explore l’Asie en solo tout en restant connecté. À travers « Carnet de Voyage », je partage mes découvertes, défis et conseils pour allier aventure et vie professionnelle. Rejoignez-moi dans cette expérience unique !